Fiche technique
Epreuve : Vél'Automne 2011
Lieu : Le Bourg-sous-la-Roche
(Vendée)
Date : samedi 08 octobre 2011
Circuit : Parcours de 146
km (150 officiel)
Difficultés : Côtes du Champ du Loup
(Chantonnay), du Fuiteau, de l'Angle Guignard, de la Conelière, de Saint-Vincent-sur-Graon
Dénivelé : 1700 m
Classement : 35ème sur 153 -
caté 40-49 : 12/46
Temps : 4h01'48 (temps du
vainqueur Sylvain NAULLEAU: 3h54'19)
Fichier Garmin : link
Dernière cyclosportive de l'année en Métropole, la Vél'automne, c'est devenu une tradition, clôture pour la 5ème année consécutive ma
saison cyclosportive, toujours dans une ambiance détendue et avec un accueil sympathique des organisateurs et bénévoles, c'est un vrai plaisir !
Comme l'an dernier, j'ai fait l'aller-retour de Paris dans la journée, le réveil à 3h30 est toujours difficile...
Sur place à 8h, je m'inscris rapidement, déguste un morceau de brioche pour accompagner le café, et je me prépare.
Pas d'échauffement, 5 mn avant le départ, je viens me positionner dans le sas, où je retrouve des habitués : Camille Mourin, Pascal Gaudin
notamment.
Les grand et petit parcours partent séparément ce qui est une bonne chose, surtout pour les 30 premiers km qui sont très roulants.
Je ne commets cette fois pas l'erreur de l'an dernier, partir dernier en traînant jusqu'au premier virage 500 mètres plus loin... Je n'avais pu
que constater les dégâts d'un départ ultra rapide de la tête de course. Non, là je fais attention à bien rester calé dans au milieu du peloton, puis je viens me positionner plus devant avant la
fin de la longue ligne droite en sortie du Bourg-sous-la-Roche, j'y retrouve mon ami Eric Vallade qui vient lui, très concentré, décrocher son podium final sur le Trophée de l'Ouest. Je retrouve aussi mes amis du CCO, mon ancien
club de Houilles, et plus particulièrement Jean-Paul Segarra, mon compère lors des Gentlemen et Eric Lemale.
J'ai à peine le temps de les saluer, que déjà, les cadors passent à la vitesse supérieure.
Peloton du grand parcours encore groupé au sortir du Bourg-sous-la-Roche
5 bons km de course poursuite jusqu'à La Chaize-le-Vicomte, où le peloton se regroupe. Je remonte à l'avant et je vais y rester un bon moment,
emmenant même avec quelques autres le peloton sur une dizaine de km à une allure décontractée (37/38 km/h vent de dos). Seul un fugitif manque à l'appel.
Un virage à droite, je recule un peu, et suis abordé par Tony Lebrun qui avait remporté le Trophée dans ma catégorie en 2009, nous échangeons quelques mots, mais dans ce laps de temps, une douzaine de gars s'échappent, nous n'en reverrons que très peu.
C'est le meilleur endroit pour partir, en 2008 déjà, j'avais réussi à me faufiler dans une échappée au même endroit : un beau faux-plat descendant, puis un long toboggan en courbe qui se termine
par une côte d'environ 500m. Et comme j'ai bien reculé, jusqu'au fond du peloton, je dois monter la côte à bloc pour revenir à l'avant !
Il faut rester attentif, nous navigons que des petites routes piégeuses, et même si je les connais bien, il faut se méfier des incessantes
accélérations, tentatives toutes vaines de revenir sur les échappés. Il y a ces 2 nouveaux toboggans du côté de la retenue de La Vouraie, mais le peloton monte au train ces courts raidards, et
j'en profite chaque fois pour remonter...
Puis cette rapide succession de virages à proximité de Saint-Hilaire-le-Vouhis, où l'an dernier j'étais passé à la trappe, trop mal placé...
Sans souci cette année, on ne m'y reprendra pas...!
Une petite côte, un virage serré à droite (attention au haricot ! le pauvre signaleur au milieu de la route avec son drapeau s'est fait des
frayeurs !!) et c'est une longue ligne droite vers le Fuiteau, où nous attend la première vraie difficulté d'un enchaînement de 4 bosses sévères, que je compte bien passer toutes avec le premier
peloton cette année, ce que je n'ai en 4 participations jamais réussi à faire...
Avant cela, il y a ce gros porc qui jette sous notre nez un papier gras dans le fossé, et qui se fait réprimander comme il se doit, c'est
lamentable un tel comportement... Puis c'est Benoit Cotentin, l'un des concurrents d'Eric pour la gagne dans la catégorie des cinquantenaires au Trophée de l'Ouest, qui part au tapis dans un
grand fracas de ferraille... Brrr !.... Ca fait froid dans le dos ! Il faut dire que ses trajectoires sont parfois hasardeuses avec un balancé de vélo assez prononcé...
Et étant juste devant lui au moment de la chute, je peux dire que je ne suis pas passé loin, comme chaque année sur cette épreuve...
Du coup, étant à l'avant au moment de la chute, je temporise un peu pour ne pas être accusé d'avoir profité de l'incident, ce qui n'est pas du
goût d'un de mes compagnons de route...
Enfin, nous prenons la descente très dangereuse nous menant à la première grosse côte du "Champ du Loup". Je vois Tony à l'arrêt en plein
milieu de la côte, probablement un déraillement, je passe à sa droite et reviens encore à l'avant, c'est préférable car l'entrée dans Chantonnay est extrêmement rapide. Il y a pas mal de dégâts,
le peloton est déjà bien amoindri. En sortie de Chantonnay, dans un long faux-plat ascendant, j'ai un trou à boucher, résultat de ma piètre descente précédente. Je double quelques gars qui
sautent un par un et viens me recaler à l'avant du peloton. Nous sommes une trentaine environ pour aller chercher la seconde côte importante, la côte du Fuiteau.
Il faut auparavant contourner le Lac de Moulin Neuf, dans son écrin de verdure, et après ça pique un peu les jambes : 1 km environ avec un
replat mais de forts pourcentages sur le début. D'autres restent au tapis et surprise pour moi, je suis à l'avant sans trop forcer dans la traversée du Fuiteau, où se situe l'un des points
ravitaillement, totalement délaissé par le groupe du moment.
Nouvelle descente, faux-plat puis descente franche vers le barrage de l'Angle Guignard, où il m'est arrivé des déboires en 2007, j'avais alors
déraillé en repassant le grand plateau après la côte, et j'avais perdu mon groupe et une place dans les 20 premiers. Bis repetita cette année, alors que je franchis le pont sur le barrage dans
les 5 premiers du groupe très distendu, en passant le petit plateau je me mets à tourner dans le vide ! ce n'est pas un déraillement franc, mais je dois jouer du dérailleur pour réenclencher
la mécanique... Ce ne sont que quelques secondes en roue libre, mais tout le peloton me repasse devant et, alors que ça passait tranquille pour cette bosse... Du coup, gros effort pour revenir
une nouvelle fois à l'avant !
Virage avant le barrage de l'Angle Guignard - photo organisation
Le peloton, ou ce qu'il en reste, se regroupe pour prendre la direction de la Réorthe, et de la 4ème bosse, "la Conelière", la plus dure avec
ses 15 à 16% maximum sur 400 mètres, un replat également après la portion la plus difficile... Je sais qu'il y a cette descente très dangereuse avant le petit pont en pierre de La
Rochette précédant la côte : elle est dans un état déplorable, avec des graviers, un peu dans la pénombre en sous-bois, et comble de malchance, mes freins couinent comme ça n'est pas permis,
à l'instar de ceux de Jean-Yves Lebouc des Gentlemen d'Anjou qui se trouve dans ce peloton... Je force un peu ma nature, mais malgré cela, j'aborde la côte en toute dernière position, alors que
les premiers sont presque à mi-pente !
Heureusement, mon dérailleur ne me joue pas de tour cette fois-ci, et j'appuie comme un forcené sur les pédales pour tenter de recoller au
dernier qui parviendra à accrocher les rescapés. Il y a ce gros chien devant une ferme au bord de la route, à mi-pente, mais il reste inoffensif. Je sprinte littéralement pour ne pas rester sur
le carreau, faisant monter les puls assez haut et n'écoutant plus mes jambes qui hurlent leur douleur... Je ne reverrai pas Eric et Jean-Yves, victimes de la pente, un peu trop
longue...
Nous ne sommes pas encore à mi-parcours, mais le plus dur est fait, il ne me reste plus qu'à gérer, en économisant mes forces au maximum. Nous
ne sommes plus dans la configuration de l'an dernier, où lâché assez tôt, j'avais roulé sans retenue !
La vitesse moyenne est importante, et le peloton semble ne pas être décidé à ralentir l'allure. Les accélérations sont nombreuses et prolongées,
sur un terrain il est vrai propice à cela. Bournezeau, Les Pineaux et Thorigny sont avalés à vive allure. Les paysages du côté de Château-Guibert et Mareuil-sur-Lay sont splendides, entre
étendues d'eau et vignes.
Peloton amoindri, après les principales difficultés !
Une rumeur commence à se répandre au sein du peloton, au gré de son passage dans les différents patelins, tellement imprévue que chacun en
demande confirmation aux autres : le XV de France aurait battu celui de la Rose en quart-de-finale de la Coupe du Monde de Rugby ! L'ambiance déjà détendue dans le groupe devient
franchement enjouée !
Il y a une dernière côte que je redoute, en raison de mon problème de passage du petit plateau, c'est un raidard du côté de
Saint-Vincent-sur-Graon. L'an dernier, j'avais été pris de court, car la côte intervient après un virage à gauche à 90°, sans visibilité, alors que l'on roule à bloc en ligne droite.
Je suis sauvé par ma concentration, et mon placement un peu moins mauvais que d'ordinaire, car à nouveau, alors que je prends soin de repasser
le petit plateau juste avant le virage, de nouveau je tourne dans le vide... Et encore une fois en jouant avec mes manettes, je retrouve mon grand plateau, certes un peu dur pour monter le
raidard, mais c'est toujours mieux que devoir s'arrêter !
Nous sommes désormais sur le retour vers La Roche-sur-Yon, avec quelques gars repris suite le plus souvent à des problèmes de crampes, ou parce
qu'ils ont peut-être pour certains présumé de leurs forces... L'allure reste toujours aussi rapide, avec cependant un peu plus de nervosité : quelques uns essaient de se faire la belle, mais sans
succès...
Après la traversée de Saint-Florent-des-Bois et de la Limouzinière, il reste cette dernière ligne - presque -
droite vers l'arrivée. C'est bien plus nerveux que d'habitude et nous sommes assez nombreux, une bonne trentaine pour la 14ème place et ça frotte pas mal dans ce peloton.
J'ai beau connaître l'arrivée, étant incapable de frotter et me battre pour conserver une place à l'avant, je mise sur mes capacités à remonter
par l'extérieur lors de l'emballage final, mais las.... c'est trop dangereux et je suis bloqué dans ma tentative de débordement par la gauche et je me contente finalement de terminer dans le
paquet, à la 35ème place que j'occupais déjà lors de ma première participation... Le tout en 4h01 et à plus de 36 km/h, ce qui constitue ma Vél'Automne la plus rapide en 5 éditions...
La Vél'Automne, avec plus de 500 participants cette année, connait un succès toujours croissant et il n'y a rien d'étonnant à cela :
l'organisation se met en quatre pour proposer un parcours sympathique et bien sécurisé, un repas local d'excellente facture et il une cérémonie de remise des récompenses à la hauteur
d'une finale du Trophée de l'Ouest. Et comme l'ambiance est extra... on y revient !
L'ami Eric, 2ème du Trophée - cat 50/59 ans !
Les lauréats du Trophée de l'Ouest 2011