Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 23:00

 

La Bourguignonne a eu bien du mal à trouver sa place dans le calendrier cyclosportif : fixée en septembre lors de la première édition en 2007, puis en juillet les 3 années suivantes, et enfin le dernier week-end de juin l'an dernier, elle n'avait pu rencontrer le succès qu'elle était pourtant largement en droit d'attendre, et ceci malgré les retours extrêmement positifs des participants année après année et je suis bien placé pour en parler, en y ayant pris part à 3 reprises en 2008, 2009 et 2010.

bourguignonne-affiche

  

Il semble que cette 6ème édition du 8 mai 2012, marque un nouveau départ pour cette manifestation sportive parfaitement organisée par Alain Pradier, président du comité de Bourgogne FFC, et son équipe.

Nous étions en effet pas moins de 454 à nous présenter au départ à Tournus avec une participation équitable sur les grand et moyen parcours (200 concurrents chacun) et 54 randonneurs sur le petit circuit. De quoi provoquer quelques embouteillages aux engagements et pour l'accès au repas d'après course, heureusement dans une ambiance empreinte de convivialité et de bonne humeur, ce qui constitue un peu la marque de fabrique de La Bourguignonne !

  

Si le beau temps n'a pas réellement été au rendez-vous, la pluie annoncée a bien voulu attendre le milieu d'après-midi pour nous permettre de rouler sur un sol sec et une température finalement idéale pour la pratique du vélo !

Chacun a pu profiter, sur les 3 parcours vallonnés à souhait, des paysages magnifiques et verdoyants du Tournugeois, découvrir en les traversant les villages médiévaux de Brancion ou Blanot, ou encore contempler les vignes du Mâconnais...

  

Je suis venu avec mon compère des gentlemen de fin de saison, Jean-Paul Segarra et j'ai retrouvé la veille au soir les amis et coéquipiers de Brétigny puis le matin même ceux de la Patrouille Eco Cyclo une nouvelle fois à l'oeuvre sur cette épreuve modèle en matière d'efforts pour la préservation de l'environnement et le développement durable.

Après avoir retiré ma plaque de cadre et ma puce et avoir croisé dans la file d'attente Thibaud Coudriou de l'ACBB mon club cyclo et Seb Weyer du TC Morangis, j'ai à peine le temps de me préparer avant d'aller satisfaire aux formalités d'avant départ pour le compte de la Patrouille : la photo de groupe avec les personnalités présentes !

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Avec la Patrouille Eco Cyclo

  

Puis le départ est donné, alors qu'Alain Pradier vient de me demander de faire en sorte que ça parte assez tranquillement derrière les motos ouvreuses... C'est peine perdue ! Cédric Laurent est le premier à lancer une escarmouche, à peine la sortie du Lycée de l'Horticulture et du Paysage effectuée...!

  

Je commence à bien connaître ce départ assez vallonné et escarpé, je reste sagement sur mes gardes sans frotter outre mesure, mais sans trop reculer, excepté dans les quelques descentes, aussi je fais l'effort pour remonter dans les petites côtes des premiers kilomètres.

 


Le peloton reste ainsi groupé et à une bonne allure jusqu'à la première difficulté, le col de Brancion au km 25... Connaître le parcours a du bon, en 2009, j'avais sauté du premier groupe à cet endroit pour être passé trop loin de la tête au col, aussi je mets un coup d'accélérateur pour remonter dans le premiers tiers du peloton. Malgré cela, la descente qui suit est un vrai calvaire, incapable que je suis de prendre l'allure de tous ceux qui me dépassent, et au virage de Royer, c'est l'ami Jean-Paul qui me rejoint alors que devant, le trou est fait. Je peste à propos de mon comportement qui me pénalise systématiquement, mais je ne me résigne pas et après une chasse effrenée, je recolle seul à la queue du peloton dans le petit talus suivant, avec une pointe à 896 Watts qui sera mon max enregistré sur l'épreuve. Au même moment Thibaud qui était bien accroché aux premières positions subit un déraillement et repart derrière moi comme un bolide !

  

Il était temps car voici le col des Chèvres, une sorte d'épouvantail, que l'on avait pris l'habitude de passer en fin d'épreuve les années précédentes. Rien de mieux pour se faire péter les jambes, au bout de seulement 30 km ! Amorçant les 2,5 km de montée avec une succession de raidillons et de replats un peu à l'arrière, j'arrive à remonter assez bien, jusqu'à mes amis patrouilleurs Stéphane Mulot et Thierry Firmin ainsi que Jean-Phi. que je rejoins au sommet du col... Pas longtemps, de nouveau la descente me tétanise, une longue et belle descente vertigineuse en ligne droite, négociée pour ma part à près de 76 km/h, alors que d'autres atteignent plus de 85 km/h sur la même portion.



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Dans le Col des Chèvres !


Une nouvelle fois, au virage de Nogent, le trou est fait et c'est reparti pour un tour de chasse-patate entre 45 et 50 km/h, mais avec d'autres cette fois. Je reconnais la route où j'avais déjà chassé avec succès en 2010 après avoir été largué dans la descente de La Chapelle-sous-Brancion !

A ce moment, j'entends un gars derrière moi qui me lance "on se croirait à Longchamp!" C'est marrant, ça motive un peu... Un coup d'oeil pour savoir de qui il s'agit et je reconnais le maillot du VC Toucy que j'ai effectivement déjà remarqué à Longchamp...!

Nous rentrons finalement dans le bourg de Tallant sur le peloton qui nous précède et, surprise, on me dit que c'est la tête de course, il n'y a personne devant... Du coup, je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle, nous sommes de nouveau une cinquantaine et tout est à refaire !

  

De nouveau dans le groupe de tête au bout de 40 km, je me porte à l'avant pour discuter un instant avec Ferdinando Marinozzi qui ouvre la route tout seul. Puis je me recale dans le peloton et rétrograde rapidement à l'arrière... on ne se refait pas !

 

 

Après quelques km encore simplement vallonnés, comme la traversée de Culles-les-Roches où tout avait explosé en 2010, les hostilités sont lancées dans la côte suivante, celle de Saint-Martin-du-Tartre au 60ème km. De nouveau 3 km d'ascension qui font des dégâts, ça saute par l'arrière, et encore une fois trop loin à l'amorce de la côte, je ne peux que remonter la moitié de la file en moulinant assez bien, jusqu'à ce que je constate que la première partie du peloton ne me sera plus accessible : je bute à 50 mètres près, les jambes ne veulent plus me supporter !

  

Un groupe d'une vingtaine environ se reforme pour basculer dans la descente de Saint-Maurice-des-Champs, où je m'accroche cette fois, mais en étant moins nombreux cela devient plus facile pour moi.

La physionomie des 20 km suivants est assez simple, c'est d'abord relativement roulant, ça carbure assez bien dans le groupe et je laisse faire en restant concentré... Puis nous abordons avant la nouvelle série de difficultés, à partir du village de Cormatin au km 84, des routes de plus en plus escarpées, en faux-plat montant, sur des revêtements rugueux, avec vent de face ou latéral, parfois une petite bruine venant nous chatouiller le visage. A partir de là, plus personne ne veut en jouer... Passé devant juste avant Cormatin, j'essaie d'inciter les autres à venir relayer, mais il n'y a rien à faire, plusieurs fois, tout à ma concentration contre le vent, je me rends compte en me retournant que personne ne suit... Je dois à chaque fois me relever pour attendre le groupe. C'est dans ces 10 km environ qu'il faudra chercher à l'arrivée la raison de l'écart assez important avec les groupes de tête, une dizaine de minutes.

  

Si dans les faux-plats nous n'avançons pas, dans les cols, c'est une autre histoire... Le col de la Croix est avalé assez rapidement, je me maintiens en 3 ou 4ème position avant de relancer au sommet, avant une nouvelle catastrophique descente pour prendre la boucle nous ramenant au col de la Pistole... je m'accroche encore... Entre 2 morceaux de descente, dans la côte des Essards, j'évite Bernard Vouillon qui déraille à un bien mauvais moment. Puis j'aperçois dans un virage de Bissy-la-Mâconnaise un gars qui a tiré tout droit dans l'herbe. Ma caméra a pu immortaliser ce moment ! Après visionnage de la vidéo, je m'apercevrai qu'il s'agissait en réalité de mon nouvel ami de Longchamp !! C'est sûr, on ne travaille pas les descentes à Longchamp ;-)

 

Attention au déraillement à 0'05 et à la sortie de route à 2'03 !

 

  

La dernière vraie difficulté, c'est le col de la Pistole. Je ne connais pas l'ascension de ce côté-là, par Bissy. Elle vaut le détour, avec une moyenne de 6% sur 3 km. J'ai peine à suivre les 3 meilleurs, d'autant plus qu'une nouvelle fois je suis attardé au pied. Dans l'un des derniers lacets, je m'aperçois que le groupe a volé en éclats, Jean-Phi, Stéphane et Thierry notamment ont lâché prise et je donne tout ce qu'il me reste pour recoller au sommet.

Nous sommes 6 au col de la Pistole. Chacun semble avoir compris qu'il y a un coup à jouer. La descente s'organise très vite, heureusement pour moi la route est en bon état et les virages ne sont pas trop serrés, ce qui me permet de rester à jamais plus de 50 mètres du petit groupe.

 

Les derniers 25 km sont une épreuve de force avec d'innombrables faux-plats montants face au vent et de courtes descentes. Nous avons une locomotive dans les faux-plat, un gars de Vaulx-en-Velin, tirant sans relâche, nous interdisant parfois de prendre simplement des relais... ça râle par moments... Un autre, Jean-Pierre Farrugio nous harangue sans arrêt pour que ça tourne. Et ça tourne! Nous allons prendre près de 2 mn en 30 km sur le reste du groupe.

 

Au virage de Champvent, un des gars vient me dire que je suis un "vrai cyclosportif"... "Ah, et pourquoi ?"..."Parce que tu ne penses pas qu'à toi !"... "Si tu le dis...!"  Enfin, faudrait pas que ça m'empêche de faire le sprint à l'arrivée, quand même !!!

Encore une descente, la dernière, qui nous ramène à Tournus... Toujours derrière, JP Farrugio me fait remarquer que les descentes, ce n'est pas mon truc... Sans blague !!

 

Je reconnais enfin la dernière ligne droite avant l'entrée dans le Lycée. D'habitude nous revenons de l'autre côté. Il ne faut pas louper le virage, en faisant attention aux piétons assez nombreux à proximité ! Bien revenu avant le virage, un dernier coup de reins me ramène derrière notre locomotive de Vaulx-en-Velin, que je n'ai pas le coeur à attaquer sur la ligne.

 

 

 

37ème sur 177 classés, quelques regrets sur les circonstances qui m'ont amené à me faire exclure du peloton de tête, mais la satisfaction de sentir la forme progresser au fur et à mesure des km, c'est bon signe pour les échéances à venir et notamment l'enchaînement des 3 Ballons, de l'Ardéchoise et du Défi des Fondus de l'Ubaye en juin.

 

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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 22:29

 


Une nouvelle fois, Eric Ramos et son équipe désormais parfaitement rodée ont innové et offert aux nombreux cyclistes présents une superbe journée de vélo en ce 1er mai 2012.

La Velostar 2012, 4ème édition, c’est tout d’abord un cadre, somptueux, celui du Château et du Parc de Chamarande, dans le Sud-Essonne, idéal pour l’après-cyclo afin de déjeuner entre potes ou en famille…même s’il faut avouer qu’il était un peu compliqué de stationner à proximité, dans les ruelles étroites du bourg !

Velostar

Affiche Velostar 2012

C’est aussi une équipe dynamique, l’accueil toujours aussi sympathique, que ce soit pour la remise des dossards, très rapide, ou la perception du plateau repas, bien agréable et comprenant notamment un avocat entier, idée originale !

Un accent marqué sur la sécurité, avec moult motards et d’innombrables signaleurs aux intersections parfaitement surveillées, pour assurer la sécurité de tous. Rouler en toute sécurité sur ces petites routes parfois escarpées de l’Essonne est très appréciable !

Notons la participation de coureurs professionnels comme Yoann Offredo ou Tony Gallopin, venus par sympathie pour Eric Ramos et la Vélostar, et qui ont pu échanger avec de nombreux pratiquants et se sont montrés particulièrement disponibles.

Le parcours était bien étudié, avec pour le grand circuit pas moins de 11 difficultés, bien réparties, la dernière peu avant l’arrivée, la côte d’Orveau a fait particulièrement mal avec ses gros pourcentages. Le vent de sud-ouest/ouest, assez modéré, n’a été perturbant que sur les 50 derniers km lorsqu’il venait contrarier l’avancement de coureurs en petit comité et déjà passablement amoindris ! A noter le démarrage en côte, permettant rapidement de fluidifier la course : un bon point pour la sécurité !

Côté météo, le soleil était au rendez-vous, ce qui n'était pas gagné au vu des jours précédents ! Cependant, une petite averse tombée un peu plus d’une heure avant le départ a failli en démoraliser plus d’un… Le soleil est revenu pour le départ, mais la pluie a laissé des traces assez longtemps sur le circuit, rendant difficile parfois la progression en peloton avec de nombreux écarts de certains.

Finalement, le côté moins souriant de la journée, cela a été le nombre impressionnant de chutes, provoquées par l’inexpérience parfois, la malchance souvent, la nervosité notamment au début de l’épreuve et donc l’état des routes après le passage pluvieux et les nombreux trous sur la chaussée, les gravillons dans les virages où il était préférable de rester prudent. Il y a eu également beaucoup de crevaisons.

 Vivement l’édition 2013 !

Détails de ma course :

Côté course, je ne savais pas trop où j’en étais, la Scott 1000 Bosses ayant été annulée 2 jours avant, je n’avais plus de référence depuis la Bisou le 1er avril dernier.

Départ un peu rock’n’roll sur l’allée royale du Château et ses cailloux… faudrait pas crever dès l’entame !! Virage à gauche à la sortie du Parc et déjà ça visse… pas longtemps, il faut freiner pour laisser passer les motards. Puis c’est la première côte dès le 2ème km : un bon point pour la sécurité certes, mais en plus pour moi une chance inouïe de m’installer durablement dans le 1er groupe, sans subir comme sur la Jacques Gouin en devant se battre pour garder sa place ! D’où l’utilité dans cette optique d’un bon dossard, le 52 !

10ème km, sans avoir trop souffert ni rétrogradé dans ce gros peloton de tête, duquel se sont déjà extrait 11 fuyards (je n’ai strictement rien vu !), c’est la première difficulté – pour moi -, la descente vers Souzy-la-Briche, sur une route ombragée et encore très humide… je gère, sans trop perdre de terrain, alors que la tête du second groupe vient me chatouiller en fin de descente… Grosse relance et grosse poursuite, la première du jour, pour recoller au peloton où sont encore les amis de Brétigny.

Les côtes de Villeconin et du Rotoir passent comme une lettre à la poste, et j’en profite pour me replacer le plus haut possible dans le peloton, car je rétrograde dangereusement dès que ça visse et que ça frotte. Ce sera la physionomie récurrente des 50 premiers km, avant que les choses ne se décantent. Dans un virage du Rotoir, c’est un gars d’Orsay qui se couche après une glissade, petite frayeur car il est à ma gauche et je l’évite de justesse…

Je trouve la compagnie d’Eric Lemale, président de mon ancien club de Houilles, qui, parfaitement expérimenté, et qui a fait la reconnaissance du parcours, me signale quelques endroits délicats sur la petite route tortueuse entre Chalo-Saint-Mars et Chalou-Moulineux, avec sa côte qui permet de se délester un peu de quelques unités… Je vois encore Bérengère et Xavier, nous sommes environ 60 à 70 au bas mot.

Vers le 50ème km, la côte de Guillerval fait de gros dégâts à l’arrière, et j’accroche de justesse le bon wagon, au bas de la descente de Fouville, relançant seul sur le plat à 50 km/h sur près de 2 km, faisant monter les puls à 168 bpm, le trou était fait et mes compagnons d’infortune étaient tous résignés… ne rien lâcher et ne pas oublier de rester concentré sur le placement… !

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Après environ 50 km.... photo Bruno Le Guel

Km 65, la très grosse frayeur… alors que nous venons de prendre une large route au travers des champs, vent dans le dos désormais, une chute incompréhensible impliquant un bon nombre de concurrents scinde le peloton réduit à environ 50 unités en 3 groupes. Les premiers passent et poursuivent leur route, en accélérant de l’aveu même d’un des gars composant le groupe (c’est de bonne guerre)… Juste derrière, ayant évité l’empilement, il nous faut passer dans le fossé, avec de l’herbe faisant bien 1m de hauteur, sans avoir eu le temps d’adapter le braquet. En 52x11, ça passe vraiment moyen, à l’arrache, et comme on a dû piler avant, la vitesse est tombée à 25 km/h… De retour sur le plat, je constate les dégâts : la première partie du peloton est déjà loin, la seconde partie s’éloigne, les autres font comme ils peuvent. Je ne peux compter que sur moi-même et au prix de la 3ème grosse poursuite de la journée, et une pointe sur le plat à 55,5 km/h, je rentre finalement sur le second groupe, rejoint par très peu d’autres.

Les choses sont désormais claires, nous sommes environ 25 désormais à rouler assez fort, toujours vent favorable. Xavier est toujours là, et désormais nous montons les côtes de Gironville et Milly au train, ce qui n’est pas pour me déplaire, cela me permet de conserver quelques forces.

Après la côte de Boutigny, rapidement avalée, je sens que le rythme commence à baisser fortement. Malgré la tentative de 2 fuyards de se faire la malle, une fois ceux-ci rejoints, plus personne ne veut rouler. Prenant les devants, je finis par me relever, j’ai pris 100m d’avance et personne ne suit… Dommage, avec ce vent dans le dos !

La côte de Beauvais et l’enchaînement vers Mondeville vient rappeler à ma mémoire ma triste "Jacques Gouin" de mars, dans d’autres conditions (bruine, boue, vent). J’ai d’autres jambes aujourd’hui, j’en profite !

Peu avant la côte de Vayres/Essonne, le professionnel Tony Gallopin revient de l’arrière et ça recommence à visser pour un court moment, sans conséquence, il se relève, à moins qu’il n’ait eu un incident technique… Je ne vois plus Xavier, nous sommes de moins en moins nombreux, une quinzaine environ, et se profile la dernière difficulté, la côte d’Orveau, que je me souviens avoir monté 3 fois lors des précédentes éditions de la Jacques Gouin entre 2007 et 2009… un bon morceau, court mais raide !

Profitant de la énième tentative d’échappée d’un gars qui s’avérera être Vincent Lemoine, belle position et beau coup de pédale, je m’en vais à sa poursuite et nous nous retrouvons à 3, puis 6 au sommet de la côte d’Orveau, pour aborder la dernière portion, vent de face, avant l’arrivée. Je me mets à la planche pour prendre les relais qui conviennent au meilleur du groupe, puis nous abordons la ligne droite d’arrivée, un long faux-plat bien usant, toujours vent de face. Parti avant-dernier du groupe, j’arrive à remonter tout le monde, sauf Guy Dauphin, qui conserve 2 secondes sur la ligne animée par de ravissantes pom-pom girls !

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Arrivée à Chamarande - Photo Julien Morbrun

27ème  au scratch, 7ème dans ma catégorie, cela constitue une relative satisfaction, surtout si l’on prend en considération que ce type de parcours assez plat ne m’est pas particulièrement favorable. J’ai quand même le regret d’avoir été mal placé lors de la chute qui m’a éloigné du groupe qui termine pour la 15ème place…

Côté comportement, j’ai pu être rassuré par ma capacité à boucher les trous, ce qui récompense ma persévérance dans mon exercice favori à Longchamp, le chasse-patate !  Rassuré également par des descentes qui, si ce n’est pas encore la panacée, ne sont plus non plus la totale débandade. Enfin, excepté une baisse de régime (ressentie, pas forcément réelle) entre les km 100 et 130 environ, j’ai pu tout en étant dans un groupe bien placé, avoir le sentiment que je pouvais peser sur la progression de ce groupe notamment dans les derniers 30 km.

 

A confirmer lors des prochains rendez-vous !

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Avec Francis - VCN (à gauche) et Xavier à l'arrivée

A voir les vidéos sur You Tube :  

Plat et descente Côte de Vayres

Arrivée Chamarande

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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 23:06

La Scott 1000 Bosses - dimanche 29 avril 2012 - Grézieu-la-Varenne (69)

C'était le premier grand rendez-vous de la saison, j'allais enfin savoir où j'en étais, surtout après ce mois d'avril où il a fallu passer entre les gouttes pour s'entraîner, et après avoir renoncé à participer à Liège-Bastogne-Liège en raison des conditions climatiques assez pessimistes. Heureusement, le grand parcours de l'Amstel Gold Race le 15 avril, parcouru à un bon rythme, permettait d'envisager cette 25ème édition de la Scott 1000 Bosses avec confiance.

 

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L'affiche de la 25ème édition

 

De nouveau patrouilleur Eco Cyclo pour l'occasion, j'ai fait route avec mon ami Laurent Grisel, et nous avons retrouvé les toujours mêmes habitués à Grézieu-la-Varenne, alors que les exposants venaient d'être priés de remballer leur stand, en raison d'un très fort vent qui posait - déjà - des problèmes de sécurité... Pas de bon augure pour la suite... Malgré le sourire de façade, nous sentions Michel Sorine, l'organisateur, relativement inquiet alors que nous évoquions les prévisions météo très moroses pour le lendemain matin : pluie forte prévue avec vent fort de sud...

Nos dossards retirés, nous allions prendre possession de la chambre d'hôtel à moins de 4 km du départ, le même qu'en 2010 lors de ma précédente et première participation, avec un nom prédestiné pour moi : le "Longchamp" !

Avec Patrick François, coordinateur du "Cyclisme pour tous" à la FFC et "patron" de la patrouille Eco Cyclo, ainsi que quelques autres patrouilleurs, nous allions terminer la journée dans un petit restaurant assez sympathique du coin, le p'tit Craponnois, pour un repas sans féculents mais rudement bon tout de même ! En ressortant du restaurant vers 22h30, le vent était déjà bien installé et de fortes rafales se succédaient à un bon rythme...

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Début de soirée au restaurant "Le pt'it Craponnois" - y'a d'la joie !

(de g. à droite : avec Didier Liger, Thierry Firmin, Patrick François, Thierry Hourugou et Laurent Grisel)

Nuit presque bonne, à peine perturbée par les coups de boutoir du vent contre la porte de la chambre, c'était assez impressionnant par moment... En fin de nuit, le bruit des roues de voitures passant dans les flaques d'eau nous indiquait assez facilement le temps qu'il faisait, c'était bien la pluie annoncée...

Lever 6h30 pour un petit déjeuner prévu à 7h00... Pluie drue, température passée de 27° la veille à 7° au petit matin, bref pas un temps à mettre un cycliste dehors. La météo heure par heure sur Lyon n'indiquait rien de bon avant la fin d'après-midi. Pas engageant...

Préparatifs un peu contraints, sans empressement, en espérant un signe ou une éclaircie, ou juste un arrêt de la pluie... Eh non, elle redoublait encore d'intensité, alors que tout était prêt pour nous rendre au départ, c'était là de bien mauvaises conditions pour, avec Laurent, Didier et Thierry, escorter Magdalena de Saint-Jean jusqu'au départ pour la traditionnelle photo...

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Prêt !

8h20, Patrick nous contactait par téléphone pour nous signaler que le départ était retardé d'une heure, à 10h00, le temps de laisser passer une nouvelle alerte vent et pour les organisateurs partis en repérage sur le parcours le temps de revenir... Après avoir déjà évoqué avec Laurent dès la veille au soir et encore au réveil la possibilité que la Préfecture risquait bien de faire annuler l'épreuve, j'y voyais là une confirmation que le départ risquait d'être compromis...

L'annonce de l'annulation par Magdalena, alors qu'avec Laurent nous avions finalement décidé de nous rendre au départ en voiture pour la photo, sans monter sur le vélo, n'était finalement plus une surprise. Après avoir visionné quelques photos du parcours que Michel Sorine a prises avec son appareil, et après avoir appris que la Région avait été particulièrement touchée par les vents violents et par ce que l'on doit appeler une tempête, on ne peut que saluer la décision - sage - de l'organisation d'annuler purement et simplement l'épreuve et de ne pas faire courir le moindre risque à des pelotons entiers de cyclistes qui auraient été confrontés, notamment dans certaines descentes, à un état catastrophique des routes, forestières principalement.

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Photo prise sur le parcours par l'organisation - voir également ici

Pour ma part, je prenais sur le moment cette décision comme un véritable soulagement, jamais encore je n'avais renoncé à prendre le départ d'une cyclosportive à laquelle j'étais inscrit et pour laquelle je me trouvais sur place et cela en 7 ans et 102 épreuves... 

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Plus beaucoup de monde pour le repas...


La 25ème édition de la Scott 1000 Bosses, ce sera donc pour 2013... En attendant, pour rouler dans les Monts du Lyonnais, la séance de rattrapage se déroulera le 17 mai 2012, à l'occasion des "3 Cols", à la Tour-de-Salvagny... Ce sera l'ouverture d'un beau week-end de l'Ascension... celui de l'ascension du Ventoux prévue le 19 mai !

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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 22:54

Je ne pouvais pas mieux, dans mon billet d'hier, expliquer les raisons pour lesquelles ma "Jacques Gouin" aujourd'hui serait, et donc a été un vrai désastre : tout y était, il n'y a rien à ajouter !

 

Environ 750 inscrits, un peu moins de partants et  de classés : dès le départ, malgré mon dossard presque prioritaire (le 51), je me suis retrouvé en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, complètement englué dans le peloton, la trouille au ventre, prenant mon temps dans chaque virage et prenant chaque fois la mauvaise option pour contourner les ronds-points (et un rond-point, c'est un coup de 50 places perdues d'un coup !!)...

 

Dans ces conditions, j'ai abordé la première côte, à Beauvais, beaucoup trop loin pour espérer accrocher un peloton qui aurait pu me convenir. Sans compter que je n'ai pu slalomer comme l'an dernier dans cette côte et je suis resté enfermé un bon moment avant de pouvoir me dégager. Sur le plateau, le vent et la bruine et le sol boueux ont ruiné mon reste de motivation.

J'ai bien essayé de me lancer à la poursuite du peloton que j'espérais pouvoir rattraper avant Mondeville, mais j'ai dû cravacher pour le reprendre juste avant la descente sur Moigny... Pour me faire larguer dans la descente !!!  Rideau !

 

Après j'ai été repris par le groupe suivant, duquel je m'étais extirpé dans "Beauvais" et j'ai fini ma cyclosportive avec, filant grand train dans les bosses sans forcer et chassant désespérément après chaque descente, mon autre cauchemar du jour.... un vrai yo-yo !

Bref, une 100ème cyclosportive pour moi, à oublier très vite, malgré la toujours belle organisation d'Eric Ramos et de son club du TC Morangis et un parcours toujours intéressant, quoi que casse-pattes !

 

Pour l'anecdote, je termine 180ème sur 643 classés, ce qui fait que même mon objectif de finir dans le premier quart n'est pas atteint, même si je n'en suis pas loin...

 

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Je me suis rattrapé sur le sprint d'arrivée ! (Photo J. Morbrun)

 

Le Classement  Copie de resultatsjacquesgouin04032012 Copie de resultatsjacquesgouin04032012

 

Le site Velostar.fr 

 

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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 20:39

Demain, l'heure de la reprise aura sonné avec la première cyclosportive de l'année, la "Jacques Gouin" à Villabé dans l'Essonne.

Ce sera ma 5ème participation à cette épreuve assez courte (115 km) de début de saison et surtout ce sera ma 100ème cyclosportive depuis 2007, 5 ans après la toute première qui n'était autre que... la Jacques Gouin !  100ème si l'on prend pour une seule épreuve la "Haute Route 2011", qui comptait 6 étapes en ligne...


Côté entraînement, même la vague de froid ne m'a pas trop retardé, j'ai pu utiliser tous les subterfuges possibles pour accumuler les km (Home Trainer, sorties sur route chaudement vêtu, et même une séance à Rungis en lieu et place de Longchamp impraticable durant 10 jours !). Si bien que le compteur depuis le 1er janvier est monté à près de 3000 km à la veille de la première.

Pour autant, je ne m'attends pas à être à mon avantage, demain, pour les raisons suivantes :

- 800 cyclosportifs sont attendus,  fatalement ça va frotter, chuter... l'horreur... bref, je vais jouer des freins trop souvent, surtout au début, pour me placer suffisamment correctement et il y a vraiment trop de monde pour que je puisse m'exprimer

- je sors d'une semaine de lourde charge d'entraînement (520 km), ce qui laissera immanquablement des traces lors des moments clés demain

- mon comportement en descente est pitoyable, à un niveau peut-être encore jamais atteint, et si fais mieux que tenir le coup dans les côtes, je risque fort de prendre le large par l'arrière dans les descentes

- les routes seront probablement humides, ce qui constitue un handicap supplémentaire, n'étant pas tout à fait psychologiquement remis d'une triple chute fin décembre lors d'une sortie pour le moins... verglacée !

 

Pour finir, j'ai décidé il y a 8 jours de laisser mon Time VXS au repos et de reprendre mon Gir's G-Max, après avoir fait réparer la roue arrière R-Sys qui était légèrement voilée et, non seulement j'ai réussi à casser un rayon de ladite roue dès la première sortie, avec pour résultat un gros voile et une roue fissurée à la base du rayon cassé, mais de surcroît, après avoir repris les Zipp 303 alors que j'attendais les beaux jours pour les monter, j'ai constaté ce matin, après avoir fait des tests de freinage, que la chape du boyau arrière était déchirée...

Dommage, ma position sur le Gir's est presque parfaite, mais je devrai faire la "Jacques Gouin" avec le Time....

Si j'arrive à me sortir des embûches du départ, l'objectif sera de finir dans le premier quart du classement !

En attendant, voici la vidéo de la reconnaissance de l'épreuve, filmée par le club organisateur du TC Morangis. Malheureusement, il devrait faire nettement moins beau demain !!

 

 

Par Laulauvelociblog - Publié dans : Cyclosportives - Communauté : blog de cyclosport.
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